Association Eau Roc Explo
Séjour spéléo/canyon 2026, Sardaigne, Italie
Su Palu, une cavité à voir et revoir
Mardi 14 avril
Gérald, Jean-Mi, Yvan, Benjamin, Olivier
Texte : Olivier Photos : Olivier
Il y a 4 ans, nous avons découvert cette incroyable cavité et nous nous sommes arrêtés devant son imposant lac avec la ferme intention d'y revenir et de prolonger le plaisir. Aujourd'hui, c'est donc tout naturellement, que nous nous retrouvons devant la porte défendant l'accès à un réseau immense et diversifié.
Dom restera dehors, n'aimant que très moyennement les passages étroits et immergés, et en profitera pour aller faire quelques courses, un détail qui a son importance pour la suite du récit...
Après une quinzaine de minutes de marche d'approche, devant l'antre, Jean-Mi se rend compte qu'il a oublié ses batteries de lampes et il retourne vite à la voiture. De retour parmi nous, Benjamin pénètre derrière la grille, avant que Gérald ne se rende compte que sa lampe ne fonctionne plus ! Il part à la recherche d'une autre lampe, mais Dom est partie avec la voiture, avec notre matériel... Mais il trouve un bandeau pour y accrocher l'une de nos lampes photo...
On va enfin pouvoir poursuivre notre objectif...
Nous voici enfin tous ensemble, Gérald nous ayant rejoints en bas des puits d'entrée, devant le verrou liquide du réseau.
Ramper sur le sol rugueux et dans une eau, ma foi, bien fraîche, ne procure pas le plaisir escompté, et une fois franchi, nous ôtons notre combinaison néo pour enfiler une tenue plus adéquate à la suite du trajet.
Les volumes sont rapidement imposants, les gours offrent mille reflets argentés que nous tentons d'immortaliser, et nous avançons rapidement vers notre précédent terminus...
Ce magnifique lac qui nous tend les bras est incroyable ! Yvan part à la nage vers la rive opposée, ayant conservé sa seconde peau « de phoque » sur lui. Mais la suite du réseau n'est pas pour nous dans cette direction, l'objectif étant de tenter de nous rendre dans le secteur de « Disneyland », encore bien éloigné...
Nous suivons donc un système de galeries toujours plus volumineuses, réseau fossile et souvent encombré de chaos où il nous faut trouver le passage, jusqu'à rejoindre une galerie où les marques incrustées aux parois laissent imaginer un très ancien lac disparu aujourd'hui...
Un peu par flemme, un peu à cause de l'heure tardive, nous stoppons notre progression au pied de cordes qui nous auraient certainement conduits au terminus convoité... Ce sera peut-être pour une prochaine fois, qui sait ?
Pour l'heure, nous rebroussons chemin en récupérant Jean-Mi qui s'était arrêté en cours de route, remontons la rivière et les quelques cordes, nous immergeant cette fois-ci sans pause au vestiaire, si ce n'est pour récupérer nos affaires, et retrouvons la verdure extérieure et un dernier bain dans la rivière.
Zut !





































